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Le changement climatique.

mercredi 12 octobre 2011, par M Milaveau


Déja menacés par la montée des océans, l’acidification des eaux de surface et l’accroissement possible de l’activité cyclonique, Tuvalu et les îles Tokelau manquent d’eau douce... Perdus dans le Pacifique sud, " ces chapelets d’îles à fleur d’eau " ont en effet des réserves souterraines très limitées et dépendent des pluies régulières dont les eaux sont stockées dans des citernes. "Or, il n’a pas plu depuis plus de 6 mois ... et la pluviométrie est inférieure à la normale depuis environ 3 ans". Et "aucune pluie d’importance n’est attendue avant le mois de décembre". Cette sécheresse exceptionnelle est attribuée au phénomène climatique La Nina, phénomène climatique caractérisé par un refroidissement des eaux de surface du Pacifique tropical. La dernière - de juillet 2010 à mai 2011- a été la plus intense du genre depuis un demi-siècle. Et les climatologues de s’interroger : le changement en cours tendra-t-il à accroître ou à réduire les précipitations moyennes sur ces régions ? Source : Le Monde 6-10-2011

Non loin de là, à Kiribaki, l’eau monte inéxorablement. Visionner l’extrait Thalassa du 14 octobre 2011 :

http://www.thalassa.france3.fr/?page=archives&id=340&rep=2887

Pour en savoir plus sur La Nina et El Nino : http://comprendre.meteofrance.com/p...

 


Au pôle Nord aussi, les chercheurs s’interrogent sur les conséquences du retrait estival de plus en plus marqué de la banquise arctique. Entre 1979 et 2000, elle couvrait 6,5 M km². A l’été 2007 : 4,2 M km². "Les effets directs du retrait de la banquise arctique sont connus : réduction de l’habitat de la faune -ours polaire, phoque...- et extension vers le nord de certaines zones de pêche. Quant à ses effets indirects, ils sont susceptibles de provoquer des changements majeurs dans le système climatique : augmentation de la température de l’eau mais aussi de l’atmosphère. Ces changements induisent à leur tour des changements de pression et peuvent, à terme, modifier la circulation atmosphérique dans l’hémisphère nord. Et ainsi redistribuer les zones de précipitations". Et l’océanographe Wieslaw Maslowski d’estimer "que, si la tendance actuelle se poursuit, l’océan Arctique pourrait être presque libre de glace, à la fin de l’été, dès 2016, plus ou moins 3 ans". Pour d’autres chercheurs, "la prochaine décennie pourrait vooir une stabilisation, momentanée, de la glace arctique, la moitié de la perte de banquise relevée entre 1979 et 2005 [étant] due à un cycle naturel".


Source : Le Monde 16-09-2011.